Les usines de méthanisation

“Comment envisagez-vous l’installation d’usines de méthanisation en Ariège ?”

Anne (question posée sur Facebook)

Martine Estéban, conseillère sortante, et Jean-Paul Ferré, Vice-Président sortant, tous deux Candidats sur le canton Val d’Ariège

“Bonjour Anne. Nous avons pris connaissance de votre message concernant votre position contre le principe de méthanisation en général, et contre le projet de méthanisation à Loubens en particulier. Vous nous indiquez que vos amis opposés au projet ont frappé à beaucoup de portes, monté une association, mais que seuls les LFI (La France Insoumise) les ont entendus.”

Le 15 décembre 2020 dernier

“À cette date, avec Christine Téqui, Présidente du Conseil départemental de l’Ariège, nous avons reçu les opposants à ce projet. C’était au lendemain d’une réunion du conseil municipal de Loubens au cours de laquelle, à la quasi-unanimité de ses membres, ce dernier s’est déclaré défavorable à ce projet. Les élus ont expliqué que le Conseil départemental, même si certains lui prêtent de grands pouvoirs, n’intervient ni dans les procédures d’autorisation d’urbanisme (permis de construire) qui relèvent de la seule commune de Loubens, ni dans les procédures d’autorisations d’installations classées pour la Protection de l’Environnement, qui relèvent de l’État.”

Un poids moral

“Le Département a tout au plus un poids moral pour s’opposer à un projet ou pour le soutenir. En l’occurrence nous savons tous depuis des mois maintenant, que ce projet n’obtiendra pas les autorisations nécessaires après la position du Conseil municipal de Loubens.
Indiquer dans une profession de foi pour les futures élections départementales qu’une fois élus, les candidats s’opposeront au projet, est une double tromperie. D’une part parce que ce projet est déjà mort-né par décision de la commune. D’autre part, si cela n’était pas le cas, le Conseil Départemental n’a aucune prérogative particulière lui permettant de s’opposer ou d’imposer un tel projet.”

Pas de promesse en l’air

“Notre démarche et notre réflexion à « Ariège, notre avenir commun » sont rationnelles et factuelles, donc très différentes de ces promesses.
Elles partent d’un constat que nous arriverons peut-être à partager. La société des hommes (nous sommes et restons des humanistes) a bénéficié de fortes avancées depuis un siècle et demi dans le domaine de la satisfaction des besoins essentiels (se nourrir, se déplacer, travailler, s’éduquer, se soigner, se divertir), grâce aux progrès permis par une énergie abondante et peu chère basée d’abord sur les ressources carbonées, puis sur les ressources nucléaires. Par raréfaction par les premières et pour une acceptation de moins en moins partagée pour toutes, ces énergies sont de plus en plus contestées.”

Deux piliers guident notre position

“D’une part, la nécessité d’économiser l’énergie consommée de toutes les façons et dans tous les domaines.
D’autre part, parce que l’énergie reste nécessaire, d’autres sources d’énergies doivent être envisagées venant se substituer aux énergies fossiles et nucléaires. En précisant qu’aucune de ces énergies alternatives n’est absolument indemne pour notre environnement et que surtout, au-delà d’une catégorie d’énergie alternative précise, c’est le projet en lui-même qui importe. Cela vaut pour la méthanisation comme pour toute autre énergie ni fossile ni nucléaire.”

Sur la méthanisation par exemple

“Deux projets seront forcément différents au niveau de leurs impacts. Les intrants peuvent ne pas être du maïs, les lisiers peuvent provenir de bâtiments servant uniquement à abriter les vaches aux plus mauvais mois de l’année, la proximité de la ressource peut exclure des transports plus longs que ceux nécessaires pour évacuer les bâtiments, le digestat peut être stérilisé à haute température.
Et puis bien sûr, il y la façon d’aborder le projet, la volonté de transparence de celui qui le porte, la qualité des échanges avec les acteurs et citoyens locaux.”

Notre cadre de référence

“Candidats d’« Ariège, notre avenir commun », nous ne sommes pas opposés aux énergies dites « renouvelables ». Nous pensons que notre Département doit développer son économie et ses emplois, notamment l’emploi des jeunes, en utilisant ses potentiels dans ce domaine. Nous avons donc défini un cadre de référence et d’analyse des projets autour d’un socle de valeurs. Ce cadre de référence décline des critères objectifs et permet une évaluation, une notation du projet. La note est ainsi conditionnée à l’empreinte carbone, la pertinence environnementale, le niveau d’investissement, le partage de la rente, la nature de la gouvernance, le développement de l’emploi. Ces critères sont à comprendre comme un moyen de rendre plus claire et objective l’analyse du projet, d’inviter les porteurs de ce projet à comprendre nos attentes et à faire évoluer leurs dossiers dans ce sens.”

Notre objectif

“Il n’est pas de dire NON À TOUT et de se précipiter au soutien d’un mécontentement quelles que soient les causes et les raisons. Cette façon de faire, nous la laissons à d’autres.
Notre objectif est le sérieux, l’analyse, la transparence pour le développement de notre territoire, de ses emplois, en particulier des jeunes, pour sa qualité de vie.
Ce que nous avons déjà réalisé ces dernières années plaide en notre faveur.”

Anne

“Votre message était clair, donnez-moi des raisons de ne pas voter LFI. Nous l’avons fait. Nous espérons que nous vous avons également donné les arguments pour voter « Ariège, notre avenir commun ».
Nous vous précisons que nous demeurons à votre entière disposition pour aller encore plus loin dans l’analyse que nous avons conduite sur ce sujet avec les membres de notre liste. Avec nos salutations humanistes les plus cordiales.”

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