Les contrats aidés

“Le gouvernement Macron a supprimé les contrats aidés qui pourtant permettaient un retour vers l’emploi pour des personnes qui s’en étaient éloignées. Je trouve que cela ne vous choque pas trop. Peut-être trouvez-vous cela normal ?”

Émile, La Tour-du-Crieu

Christine Téqui, Présidente du Conseil Départemental sortante et candidate sur le canton Couserans Est

“Merci pour votre question Emile. Nous avons été les premiers à être scandalisés de cette décision du gouvernement de supprimer les contrats aidés en 2017. Pourtant, vous avez raison, ces contrats aidés étaient pour nous un bon levier de retour à l’emploi pour les personnes les plus éloignées du monde du travail.
En 2016, le nombre de contrats aidés était supérieur à 1700 par an. En 2021, le nombre a augmenté par rapport à 2020 mais c’est à peine 347 contrats PEC (Parcours Emploi Compétences) qui sont disponibles. Cela reste un vrai recul pour l’insertion et pour les personnes qui souhaitent sortir de la spirale compliquée du RSA, plus particulièrement face à la crise sanitaire et sociale que nous traversons.
Avec une hausse de 9% en un an du nombre de bénéficiaires du RSA sur notre département, il est primordial de mettre en place de telles mesures en faveur de l’emploi mais ce n’est pas suffisant, car je n’oublie pas les employeurs, et en particulier les entreprises qui ont beaucoup souffert de la crise sanitaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec la baisse des projets d’embauche des entreprises pour 2021 en Ariège de l’ordre de 9% (données Pôle emploi).”

4 ans de demandes régulières

“Nous avons eu de cesse de demander à l’État de rétablir la possibilité de financer les contrats PEC, et ainsi augmenter le montant de l’aide aux employeurs pour permettre un vrai effet de levier ; un dispositif pouvant encourager les entreprises à recruter en réenclenchant de l’optimisme, et en agissant sur les difficultés de recrutement qu’elles peuvent également rencontrer. Il est impératif de faire coïncider l’offre d’emploi à la demande d’emploi.
Après 4 ans de demandes, nous avons été enfin entendus en 2021 : les nouveaux textes nous permettent au moins pour 2021 d’apporter une aide supplémentaire aux employeurs, en cas d’embauche d’un bénéficiaire du RSA. Grâce à cette mesure, nous avons enfin pu proposer avec Marie-France Vilaplana à nos collègues de financer les contrats aidés.”

Comment ça marche ?

“Pour un contrat de type « parcours emploi compétences » qui s’adresse aux collectivités et aux associations, l’aide cumulée État et Conseil Départemental sera de 95% du SMIC brut, aide limitée à 26 heures hebdomadaire de travail.”

Un contrat aidé 100% Ariège

“Pour un contrat initiative emploi (CIE) qui s’adresse aux entreprises, le Conseil départemental de l’Ariège apporte une aide financière de 47% du SMIC brut pour tout contrat conclu pour une durée hebdomadaire comprise entre 20 et 35 heures. Seul le Conseil départemental finance cette aide, l’État n’intervenant que sur les CIE jeunes.
Enfin, parce que l’accompagnement est important dans la réussite de ces contrats, le Conseil départemental financera une prime mensuelle de 80 euros si l’employeur s’engage dans cette démarche.”

Favoriser le retour à l’emploi

“C’est une décision forte des élus du Conseil départemental en direction de publics les plus éloignés de l’emploi. Il est de notre responsabilité d’utiliser tous les moyens qui existent afin de favoriser leur retour à l’emploi. C’est également un enjeu économique pour les employeurs de notre territoire en favorisant ainsi l’emploi et la relance.
Pour 2021, le nombre de contrats aidés financés par le Département ne sera pas, à mon sens, suffisamment élevé, car nous sommes contraints par la loi à 15% des contrats alloués à l’Ariège. Il faut considérer l’année 2021 comme une année test, dont le Conseil départemental tirera les enseignements pour intervenir en 2022 sur un nombre de contrats plus élevé.
Par cette mesure de complément d’aide et la création de contrats aidés portés uniquement par le Département, je crois, Emile, que nous allons dans le bon sens pour une politique d’insertion volontariste.”

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