L’agriculture

“Quelle vision de l’agriculture portez-vous pour notre département ? Et comment comptez-vous aider nos agriculteurs ?”

Karim, Saverdun

Christine Téqui, Présidente du Conseil Départemental sortante et candidate sur le canton Couserans Est et Jean-Christophe Cid, candidat sur le canton de Pamiers 1

J-C.C : “L’agriculture ariégeoise est par essence, et restera, une agriculture à taille humaine, respectueuse et nécessaire à son environnement. Les activités d’élevage, de culture, de maraîchage, pratiquées en Ariège ont souvent été raillées pour leur trop faible propension à industrialiser ses tâches. Les défauts d’hier se transforment en qualité d’aujourd’hui et en opportunités pour demain. Pour autant, ce serait une erreur de croire que seule une agriculture en circuits courts permettra de faire vivre tous nos paysans. Nos agriculteurs doivent aussi produire pour l’export et nous devons les accompagner dans toutes ces étapes.”

Travailler main dans la main avec la Chambre d’Agriculture

J-C.C : “Le Département de l’Ariège a été l’un des premiers en France à trouver un consensus pour mettre en place un « organisme unique de l’eau ». Cela a l’air de rien, mais s’entendre pour rationner notre ressource en eau, c’est tout sauf évident. C’est ce que nous sommes parvenus à faire il y a 5 ans. Le Conseil départemental et la Chambre d’Agriculture ont démontré leur plein accord par une présidence tournante tous les ans. De la même façon, c’est avec la profession que nous avons travaillé pour la restauration de nos collèges en produits locaux et pour le fonctionnement de la légumerie départementale.”

Concrétiser l’ambition de produire et de nourrir sur nos territoires

C.T. : “Nous avons été exemplaires dans le cadre de la restauration de nos collégiens. Nous avons engagé les collèges dans cette démarche vertueuse et de bon sens. C’est un soutien essentiel à nos filières locales et de qualité. Nous avons construit la légumerie départementale à Laroque-d’Olmes. Tous nos collégiens bénéficient désormais tous les jours, de produits frais issus de nos territoires. Ces 50 tonnes annuelles de légumes travaillés à la légumerie départementale, ce sont autant de débouchés pour nos maraîchers. Et c’est tant mieux. Les circuits courts, la prise en compte de l’équilibre alimentaire, la promotion des filières de qualité, sont des préoccupations quotidiennes et nous poursuivrons dans ce sens !”
J-C.C : “L’agriculture ariégeoise, la ferme Ariège, c’est 4000 personnes qui en vivent et la font vivre, et un chiffre d’affaires de 200 M€/an.”

Comment voyez-vous l’avenir ?

C.T. : “L’avenir doit toujours être fondé sur un travail commun collectivités/professionnels :
Sur la volonté d’augmenter la qualité, la traçabilité, l’identification de nos produits à travers la marque « Ariège ».
Sur la volonté également d’augmenter les plus-values, et de moins dépendre des réseaux commerciaux de grande échelle, voire internationaux.
Nous souhaitons une agriculture à taille humaine, où la protection de nos exploitants contre certaines menaces, fussent-elles justifiées par de faux motifs écologistes de préservation de la biodiversité, sera toujours notre volonté.”

Sans détour

Nous répondons à toutes vos questions !

Une question à nous poser ?

13 + 3 =