La protection de l’enfance

“Le Département de l’Ariège est-il confronté aux mêmes difficultés que les autres départements en matière de protection de l’enfance, de familles en difficulté ? Si oui, qu’allez-vous faire pour les surmonter ?”

Nadine, Roquefixade

Jessica Miquel candidate sur le canton du Pays d’Olmes

“Les médias se font régulièrement l’écho aujourd’hui de la détresse des jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (l’ASE), des revendications des familles d’origine, des difficultés des travailleurs sociaux, du désintérêt pour le métier d’assistant familial ou encore des difficultés pour les Maisons d’Enfants à Caractère Social à trouver du personnel qualifié et de qualité. Ce constat des difficultés existantes, nous le partageons tous, dans un domaine transféré par l’État vers les Départements en 1987.
Pourtant, les Départements ont fait un énorme effort sur l’ASE. Un exemple, en 1987 un seul éducateur spécialisé intervenait sur le Département. Ils sont 26 aujourd’hui.”

Affronter les problèmes

“En 2019, en Ariège, nous avons ouvert une réflexion sur ce sujet avec nos personnels, nos équipes, nos partenaires. En réalité, le Département se trouve être le dernier recours des situations difficiles, voire explosives. Et aujourd’hui, plus qu’hier, il se retrouve largement seul. Les partenaires, en particulier ceux du soin, ont déserté, faute de moyens, de crédits alloués par l’État. Quand un enfant a besoin de soins psychiatriques et qu’il ne les a pas, la situation devient vite ingérable pour le placement.”

Des services sous pression

“À ces difficultés structurelles est venue s’ajouter une difficulté conjoncturelle, l’arrivée massive de Mineurs étrangers. Nous prenons en charge par placement en Ariège environ 350 jeunes issus de l’ASE. À partir de 2015, ce sont en moyenne 70 mineurs non accompagnés (MNA) qui se sont ajoutés, mettant une forte pression sur nos services et nos structures d’accueil.”

Ce que nous avons engagé

“Fin 2019, une série d’actions ont été mises en place :
Le renforcement de la prévention par l’apport de 4 techniciens de l’Intervention Sociale et Familiale.
Le renforcement du suivi des situations difficiles par la création d’une Cellule des Informations préoccupantes, comprenant deux éducateurs et un travailleur social dédiés et recrutés.
L’engagement d’une procédure de recrutement de 20 Assistants Familiaux supplémentaires.
Le renforcement des liens entre tous les partenaires.
L’organisation spécifique pour un meilleur suivi de la carrière des Assistants Familiaux.
Au total, ce sont plus de 2 M€ qui ont été consacrés à ces moyens nouveaux faisant passer le budget ASE de 14 à 16 M€.”

Le travail continu

“Maintenant, à nous de jouer, élus, encadrement, travailleurs sociaux, assistants familiaux, Maison d’Enfants à Caractère Social. Mais la tâche est dure. Les enfants ne sont jamais aussi heureux que dans leur famille quand tout se passe bien. J’ajouterai que pour les 5 ans à venir, une attention particulière sera accordée à l’accompagnement professionnel des jeunes qui nous sont confiés.”

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