Accompagner, insérer, travailler

“Trouver un emploi est un vrai problème en Ariège, et le RSA est loin d’être une solution. Que mettez-vous en œuvre pour améliorer la situation ?”

Stéphane, Moulis

Christine Téqui, Présidente du Conseil Départemental sortante et candidate sur le canton Couserans Est, et Alain Toméo, Président de la Communauté de Communes du Pays de Mirepoix et candidat sur le canton de Mirepoix

A.T. : “Afin d’être clair et vous apporter une réponse complète Stéphane, j’ai besoin de distinguer deux choses :
le cadre juridique qui est le nôtre aujourd’hui et l’évolution qui nous paraît possible et souhaitable pour notre société.”

Le cadre juridique actuel

A.T. : “Il concerne pour le Département ses compétences de solidarité et en particulier d’insertion. À ce titre, le Département a en charge à la fois le paiement des allocations RSA, ou plutôt le remboursement de ces allocations à la CAF et à la MSA. Mais il doit aussi consacrer une certaine somme d’argent (environ 3 Millions d’euros) à toutes les actions d’insertion qu’il lui appartient de mettre en œuvre.”

D’où vient l’argent ?

A.T. : “Pour le paiement des allocations (plus de 40 Millions d’euros en 2020), personne ne doit ignorer la forte disparité entre la compensation accordée en 2004 (17,5 Millions d’euros) et le montant actuel (40 Millions d’euros). La différence est financée par toutes les économies sur nos autres dépenses d’une part, mais aussi par une décision de compensation prise par le gouvernement Ayrault en 2013 (8,5 Millions d’euros par an), puis par la solidarité entre Départements riches et ceux moins fortunés décidée en 2018 à Rennes par l’Association des Départements de France, et qui a permis à l’Ariège de disposer de 6 Millions d’euros par an supplémentaires.
D’où l’intérêt des actions d’insertion, sur un strict plan financier, pour le Département. Sans parler bien sûr de l’aspect humain. Le Département a donc attaché beaucoup d’importance à cette mission d’insertion, suscitant ainsi un vivier très fort d’entreprises et de chantiers d’insertion. À plusieurs reprises, ces solutions mises en œuvre nous ont évité encore pire.”

Accompagner vers l’emploi

A.T. : “Nous avons aussi accordé beaucoup d’importance à rapprocher le plus efficacement possible employeurs et demandeurs d’emplois en travaillant avec Pôle emploi et les « Maisons de Solidarité/ GRETA », puis, à présent, avec l’association ACCOR chargée de mettre en relation nos bénéficiaires du RSA avec les employeurs et notamment les entreprises ariégeoises.
Nous sommes encore une fois dans l’exercice de nos compétences et nous devons à l’avenir faire de la jeunesse notre priorité dans ce domaine de l’accompagnement vers l’emploi. Après, bien sûr, il y a l’évolution possible et mieux encore celle que l’on souhaiterait. Elle peut différer sur la notion « d’emplois ». En Ariège, nous comptons 10.000 personnes relevant du RSA et environ 600 offres d’emplois en file active à proposer.
Même si nous devons toujours veiller à améliorer les procédures qui rapprochent ces deux chiffres, la différence est de taille. Mais, nous restons persuadés que si des solutions innovantes doivent être trouvées pour l’activité du plus grand nombre, les mots accompagner-insérer-travailler sont d’une grande actualité.”

Nos engagements

C.T. : “La situation d’aujourd’hui est pire que celle d’hier. La modification de l’assurance chômage par le gouvernement actuel y est pour beaucoup. Et puis la crise sanitaire fait terriblement souffrir notre jeunesse, véritablement sacrifiée. La disparition des contrats aidés, ou du moins leur forte diminution laisse également un vide béant.
Nous devons donc impulser des actions nouvelles notamment avec les structures d’insertion, l’engagement citoyen, les contrats aidés portés à 100% par le Département, l’Insertion des jeunes, le « zéro chômeurs longue durée ». Mais nous avons besoin de partenaires pour mettre en œuvre ses actions (État, autres collectivités locales), et certains n’ont pas toujours été sensibilisés à ces problèmes.”

Trouver des réponses

C.T. : “Aujourd’hui, le Département de l’Ariège, comme tous les autres, a l’obligation de poser les problèmes, et surtout de proposer des réponses. Nous voulons combattre ce fléau de l’exclusion et de la pauvreté sur lequel prospèrent tous les extrémistes. Nous voulons le faire avec humanisme, responsabilité et solidarité.”

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